Eric Longsworth

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Un violoncelliste pas comme les autres, ou la passion de réinventer son instrument…Jouant du violoncelle comme si parfois il s’agissait d’une guitare, d’une basse ou, encore, d’un instrument de percussion, l’animant de l’archet ou de ses mains, Eric Longsworth a troqué la tradition classique du violoncelle pour la liberté des sonorités du violoncelle électrique. Sur les cordes frottées, pincées, frappées, Eric Longsworth laisse son empreinte, créant un univers musical singulier qui marie le jazz et divers courants des musiques actuelles avec une grande sensibilité. Chargée d’émotivité et d’images, sa musique raconte une multitude d’histoires qui parviennent à toucher les publics les plus divers, du spécialiste à l’amateur. L’importance qu’il accorde à l’improvisation le rapproche du jazz. Les sonorités qu’il tire de son instrument sont en partie inspirées par les musiques ethniques …et son ouverture aux autres cultures et aux influences les plus diverses lui permet de créer un genre bien particulier. I hear You est le titre du premier album solo du musicien paru au Québec en 1997. Au-delà de sa façon unique de faire vivre et vibrer son instrument, Eric Longsworth, seul sur scène, tel un véritable conteur, entraîne le public dans ses " aventures “… Une oeuvre à la fois intime et audacieuse, surprenante sans doute par l’originalité de son approche. Doté d’un sens évident du rythme et d’une capacité rare à créer une ambiance, ce virtuose du violoncelle non classique tire de son instrument électrique autant de mélodies que d’harmonies inédites : " Un monologue espiègle (…) qui ne ressemble à rien de commun et c’est déjà une promesse en soi ! ", remarquait si justement un critique…Américain né en 1959 et installé à Montréal depuis une quinzaine d’années, le compositeur et violoncelliste Eric Longsworth a su s’imposer dans le monde musical d’aujourd’hui, trouvant sa place quelque part entre le jazz, les musiques du monde et les musiques actuelles. La singularité de Longsworth réside principalement dans le fait qu’il a choisi de faire vivre et vibrer son instrument très loin des conventions, de prendre un chemin musical radicalement différent de la tradition. Elève de Gary Hoffman et du grand Janos Starker à l’Université de l’Indiana, le violoncelliste découvre l’univers de jazz avec David Baker, un des plus grands professeurs nord-américains. La formation classique amène Eric Longsworth à jouer pendant près de 4 ans dans diverses formations orchestrales de Houston, dont l’orchestre symphonique et l’orchestre de chambre… Le stage d’un an dans un atelier de jazz à Banff sera décisif et changera sa vie : l’artiste qui confie qu’il voulait, dès son plus jeune âge, faire de la musique " différemment " découvre le plaisir de l’improvisation, et sa forte sensibilité au côté rythmique des autres formes musicales pèsera lourd dans sa décision de " quitter " le violoncelle classique pour voguer vers d’autres horizons. Dans ce premier album I hear you, Eric Longsworth attire l’attention des critiques. Après une importante série de spectacles et de nombreuses participations à divers événements de la vie musicale, l’artiste sort un deuxième album If trees could fly en 1999. Cette fois, il nous propose un duo avec Marc Johnson, contrebassiste de renom, membre des formations Bass Desires et Right Brain Patrol. Avec une complicité évidente , les deux musiciens conjuguent leurs talents, partageant la même passion pour une musique qui touche, suggère et raconte. Un dialogue musical des plus harmonieux, où violoncelle et contrebasse se donnent la réplique de façon subtile et originale. Une fois de plus, le disque reçoit un accueil enthousiaste de la critique et du public. Le CD sort en Allemagne sur le label Intuition. Au printemps 2001, Eric Longsworth " récidive " avec des musiques composées pour trois instruments (le violoncelle électrique, l’accordéon et les percussions), réunis dans un album intitulé Sans souci, sorti d’abord en Amérique du Nord. Pour cette formule en trio, le violoncelliste s’est associé à l’accordéoniste français Daniel Mille qui, dans une démarche artistique particulière, sort résolument l’accordéon de la musette pour l’amener dans un univers musical très près du jazz, maniant l’accordéon plus souvent comme un instrument à vent que comme un clavier, le jouant à la façon d’un "soufflant”, d’un saxophone. Eric Longsworth a également fait appel au percussionniste de talent, ami et complice Pierre Tanguay. Pièce après pièce, Longsworth, Mille et Tanguay exploitent le pouvoir émotif de la sonorité de leur instrument. Ils proposent une musique dépouillée, intime et sensible où la fraîcheur, la grâce et la spontanéité de l’improvisation du jazz s’intègrent dans un univers imaginaire et ludique rappelant celui de l’enfance. Le succès d’Eric Longsworth sur disque comme sur scène, en solo ou accompagné de ses amis et complices, s’explique sans doute par le fait que ce musicien atypique propose une expérience à la fois intense et d’une rare intimité. Improvisateur de haut niveau, il entraîne le public, avec autant de verve que de fantaisie, hors des sentiers battus. La musique est pour Eric Longsworth une façon de se confier, de parler avec son cœur…Musicien accompli et reconnu, il signe par ailleurs la bande son de films (L’Odela, Toutatis, Alice in Wonderland…) et de fictions pour la radio. Il participe aussi à de nombreux enregistrements et spectacles, tout en animant des ateliers d’improvisation pour instruments à cordes. Parmi ses dernières prestations, citons notamment, la " carte blanche au violoncelle " à Amiens, sa participation au Frostbite Music Festival à Yukon au Canada (en 2002), ainsi qu’un concert à Paris, à la Maroquinerie, en mars 2003. Musicien accompli et reconnu, il signe par ailleurs la bande son de films (L’Odela, Toutatis, Alice in Wonderland…) et de fictions pour la radio. Il participe aussi à de nombreux enregistrements et spectacles, tout en animant des ateliers d’improvisation pour instruments à cordes. Installé en France depuis trois ans, Eric Longsworth est actif sur plusieurs projets: parmi eux, des collaboratrions avec le guitariste Sylvain Luc, des concerts en solo, ainsi qu’en trio, quartet et quintet, en France et ailleurs; et la préparation du prochain album qui sortira fin 2006.

Albums

Sans Souci

Label: Enja Records - CD 46-2
Distribution en France: Harmonia Mundi
Date de sortie en France: 30 Mai 2003

Jouant du violoncelle comme si parfois il s’agissait d’une guitare, d’une basse ou, encore, d’un instrument de percussion, l’animant de l’archet ou de ses mains, Eric Longsworth a troqué la tradition classique du violoncelle pour la liberté des sonorités du violoncelle électrique. Pour cette formule en trio, le violoncelliste s’est associé à l’accordéoniste français Daniel Mille qui, dans une démarche artistique particulière, sort résolument l’accordéon de la musette pour l’amener dans un univers musical très près du jazz; ainsi qu’au percussionniste canadien Pierre Tanguay. Pièce après pièce, Longsworth, Mille et Tanguay exploitent le pouvoir émotif de la sonorité de leur instrument. Ils proposent une musique dépouillée, intime et sensible où la fraîcheur, la grâce et la spontanéité de l’improvisation du jazz s’intègrent dans un univers imaginaire et ludique.

Eric Longsworth - Sans Souci

I Hear You

Label: Pascale Graham/Canada
Date de sortie en France: 01 Janvier 1998

I Hear You c’est en 1997 que la sortie de cet album solo a pris tout le monde de court, raflant la palme des meilleures critiques. Et l’on comprend pourquoi ! Un album solo vibrant au seul et unique son d’un violoncelle électrique, créant les rythmes, les mélodies et les harmonies, et ce sans qu’on espère la batterie, il fallait le faire. Audacieux ! Oui, mais surtout talentueux. « Eric Longsworth, compose et joue du violoncelle électrique avec un entrain communicatif et un humour plein d’imagination… » Le Monde, 11 juin 2000

Eric Longsworth - I Hear You