Ghetto Blaster

(Website)

“We love you….” C’est par cette phrase que Kiala remercie son public du Glaz’Art le 27 novembre dernier, après l’avoir enflammé avec une sélection des meilleurs titres des Ghetto Blaster. Les GB’s ont envoûté la salle avec leur mélange de couleurs et de saveurs rapportés des contrées africaines accompagnant les messages savamment distillés par ces nouveaux griots africains. Ce cocktail explosif couramment appelé Afro Beat ou funk africaine peut se résumer comme la rencontre musicale de l’oncle Sam et du berceau de l’humanité, “The Motherland”. Ce style musical vous transporte de Paris au Nigéria, où il prit racines à la fin des années soixante sous l’impulsion du maître en la matière : Fela Anikulapo Kuti. Cette musique engagée politiquement milite pour l’amélioration des conditions humaines et sociales en Afrique.

L’histoire de Ghetto Blaster démarre en 1983 à Lagos (Nigéria). Pascal Imbert (producteur) débarque dans ce pays avec deux musiciens français Stéphane Blaess (guitare) et Romain Pujebé (chanteur) qui étaient à New York en train de travailler sur la musique d’un film. D’autres musiciens ex-Fela & Africa 70’ comme Kiala Nzavotunga (guitare), Ringo (drums) et Udoh Essiet (percussions) vont se joindre au groupe suivis de Betty Ayaba (chanteuse), Frankie Ntohsong (claviers) et Willy N’For (bassiste). Le co-créateur de l’Afro Beat, le batteur Tony Allen s’impliquera également dans la naissance de Ghetto Blaster en participant à de nombreuses répétitions. De cette union panafricaine/européenne, va naître le groupe Ghetto Blaster ( en référence aux radios portatives des Noirs Américains). Après quelques mois installés à jouer au Black Pussy Cat, tripot nigérian où l’on passe la nuit à “fumer” à boire et à danser en écoutant du juju music et de l’Afro Beat, les GB’S décident de tenter l’aventure en Europe. Ghetto Blaster est aussi le titre d’un documentaire qui relate les aventures du groupe, un “road movie” musical de 52 mn, tourné en 16mn ayant pour point de départ Lagos city, se poursuit avec la traversée du Sahara jusqu’au Niger et se termine par la formation du groupe. L’opération fût filmée par Stéphane Meppiel, le frère de l’instigateur du projet avec Pascal Imbert. Tout ce monde se retrouve à Paris en juin 1983, sur une péniche arrimée près de la gare d’Austerlitz, tenant lieu de vie et de studio de répétition. Le film de cette aventure sera diffusé sur Antenne 2 en 1984. Cette même année, Ghetto Blaster sort “Preacher Man”, un maxi single chez Island, label de Chris Blackwell qui rencontrera un gros succès dès la première semaine de sortie. En 1985, Ghetto Blaster sort l’album “People” chez Celluloid, réédité en vinyl par Follow Me Records en 2002. Cet album fera connaître leur musique à un plus large public. Ghetto Blaster ouvre alors une nouvelle voie dans le métissage, le partage et la rencontre des cultures. Un maxi single “Na Waya” est tiré de l’album avec un clip réalisé par Jacques Goldstein. Le succès qui en résulte leur offre un passage TV dans “Les Enfants du Rock”, l’émission culte d’ Antoine De Caunes. Puis Ghetto Blaster effectue une mini tournée aux Etats-Unis notamment à Boston, New York (première partie de Kassav au Ritz), Miami et Los Angeles où Bruce Springsteen en personne se déplacera pour les voir jouer et les rencontrer. En tournée les GB’s jouent avec les grands, effectuant notamment les premières parties d’artistes comme Archie Shepp, Manu Dibango, Fela Kuti, Kool & The Gang ou James Brown avec lequel ils partagent l’affiche du Festival de Jazz de Nice en 1986. Vers la fin des années 80 des évènements tragiques auront pour effet de séparer momentanément le groupe : les disparitions de la chanteuse béninoise Betty Ayaba et du bassiste Willy N’For en 1997, puis coïncidence… le 2 août, celle du créateur de l’Afro Beat, Fela Anikulapo Kuti.

Après un long silence, les Ghetto Blaster se sont reformés, autour des deux membres originaux restants Kiala et Franky et la chanteuse Betty Myriam. Quelques concerts sur Paris dont une série au Latina Café" (Champs-Elysées) et une première partie récente de Macéo Parker, le 24 octobre 2002 à Strasbourg au ArtFack (La Laiterie) devant plus de 2000 personnes, suffiront pour relancer “la machine Afro Beat” des GB’S. D’ailleurs, leur titre phare “Na Waya” fût présent cette année dans quelques compilations comme “Afrobeach” chez Undiscovered Rec. Entre temps, les "Ghetto Blaster ont préparé leur nouvel album “River Niger”, fêtant par la même occasion leur 20ème anniversaire 1983-2003. Cet album a été réalisé par Stéphane Michael Blaess ( membre original de G.B’s) et produit par Next Records & Entertainment et distribué par Next Music. Bien évidemment, les 15 titres perpétue à 100% l’ Afro Beat, où l’ âme de Fela Kuti est omniprésente, et avec quelques featuring comme Princess Erika, l’illustre bassiste “Papa Noël” Ekwabi, le saxophoniste Suleiman Hakim….

Albums

River Niger

Label: Next Records
Distribution en France: Next Music
Date de sortie en France: 01 Mars 2003

Après un long silence, les Ghetto Blaster se sont reformés, autour des deux membres originaux restants Kiala et Franky et la chanteuse Betty Myriam. Quelques concerts sur Paris dont une série au “Latina Café” (Champs-Elysées) et une première partie récente de Macéo Parker, le 24 octobre 2002 à Strasbourg au ArtFack (La Laiterie) devant plus de 2000 personnes, suffiront pour relancer “la machine Afro Beat” des GB’S. Entre temps, les Ghetto Blaster ont préparé leur nouvel album “River Niger”, fêtant par la même occasion leur 20ème anniversaire 1983-2003. Cet album a été réalisé par Stéphane Michael Blaess ( membre original de G.B’s), produit et distribué par Next Music. Bien évidemment, les 15 titres perpétuent à 100% l’ Afro Beat, où l’ âme de Fela Kuti est omniprésente, et avec quelques featuring comme Princess Erika, Cyril Atef (batteur de M) l’illustre bassiste “Papa Noël” Ekwabi, le saxophoniste Suleiman Hakim….

Ghetto Blaster - River Niger