Max Romeo

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Né Maxwell Smith dans la commune jamaïcaine de Sainte-Anne le 22 novembre 1944, il a enregistré son premier single en 1968 intitulé “Put in your finger”. L’année suivante, il rencontre l’omniprésent Bunny Lee et ensemble créent un titre si vulgaire qu’ils ne trouvent personne pour le chanter. Slim Smith le refuse, à l’instar de Roy, Shirley et finalement, Max doit le chanter lui-même. Le titre s’intitule « wet dream » et, à sa sortie sur le label Pama en Angleterre, il est censuré par la BBC et entre dans le Top 10 ! Max soutient que la chanson parle d’un toit qui fuit (“lie down girl, let me push it up, push it up”…???) mais le titre reste interdit. Dans la foulée, Max sort « Wine Her Goosie » et « Pussy watch man » qui connaissent un succès limité.

Max est un Rastafari à l’époque où il commence à travailler pour les producteurs Lee Perry et Winston “Niney” Holness en 1972, et à partir là, sa musique s’imprègne dans ses paroles de la conscience Rasta, même si le sens de l’humour de Max reste toujours très présent. « Revelation Time » (produit par Clive Hunt, conçu par Lee « Scratch » Perry) est considéré comme l’un des meilleurs albums reggae de l’année 1975.

C’est avec Perry que Max enregistre son plus grand album “War ina Babylon” (1976). Max a écrit (et co-écrit) et interprète toutes les chansons, cependant la plupart des éloges sont rendus à Scratch, et beaucoup considère cet album comme étant le meilleur qu’il ait jamais fait. En 1999, Max enregistre un album pour Satta Records en Italie intitulé « In this Time ». Accompagné de l’ensemble acoustique Tribu Acustica, l’album est une magnifique version folk/world des racines des textes de Max, à des années lumières du voyou des débuts de sa carrière.

En quinze ans, sa réputation en tant qu’artiste de scène lui a fait gagner un flux régulier de scènes live en Europe, mais cela ne fait que quelques années seulement que l’Angleterre reconnaît son talent. C’est une reprise qui a ramené son nom sur le devant de la scène, avec principalement, l’utilisation par Prodigy des paroles de sa chanson « Chase the devil » (‘gonna send him to outta space, to find a better race’).