Michael Wollny
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Albums
PIANO WORKS VII: HEXENTANZ
Label: ACT Records
Date de sortie en France: 23 Février 2007
Confronté pour la première fois à l’idée d’un projet solo, Michael Wollny s’est retiré durant un mois sur l’île de Gotland. Il a écouté Schubert, Steve Reich, Björk et la musique de Joachim Kühn (que Wollny admire), a lu Edgar Allan Poe et étudié des films de Werner Herzog, David Lynch et “Gothic”, réalisé en 1986 par Ken Russell; un “grotesque brainstorming sur le sujet” qui a fasciné Wollny. Toutes ces influences réunies constituent le fil conducteur de l’album.
Le premier morceau, justement appelé “Initiation” donne le ton pour ce long métrage pianistique complexe. Alors que les mouvements individuels de “Schubertiade”, le morceau suivant, portent le nom de titres crées par Schubert, ils n’ utilisent aucun thème du compositeur autrichien. Wollny était plus intéressé par le fragile langage musical de Schubert, par la musique de Schubert comme exprimant le côté sombre du romantisme allemand. Tout comme sa lecture des chansons de Björk, abordées avec un jeu emphatique autour de leurs atmosphères et de leurs idées de base, et non par une ré harmonisation jazz.
Le cœur de l’album est la suite en cinq parties “Hexentanz” (“La Danse de la Sorcière”), qui a donné son nom au disque (le nom lui-même est une référence à un collage de l’artiste Charlotte McGowan-Griffin, une amie de Wollny): Des mouvements d’un monde étrange, plutôt calme, lent, dangereux mais aussi distant, bizarre, enchanteur et au ralenti. La lenteur étant une motivation qui infuse la totalité de l’album, qui immobilise presque l’”Enchantement”, créant des moments dans lesquels le calme devient cette seconde fragmentée qui produit l’idée.
Angularité sauvage, beauté du piano, production du son fragile et cultivée, moments d’une tendresse qui enchante et ambiances sinistres et oppressantes s’unissent dans cet album de façon organique. Wollny projette l’auditeur dans un voyage fascinant au cœur d’une nuit de notes vivantes qui proviennent non pas de Transylvanie mais d’un musicien au pouvoir d’imagination extraordinaire. Une “musique gothique” qui ouvre un tout nouveau monde