Myra Melford

(Website)

Myra Melford, pianiste originaire de Chicago, professeure de jazz et d’improvisation à l’université de Berkeley est relativement méconnue en France. On se souvient peut-être encore de son chef d’oeuvre Alive in the House of Saints, réjouissant mariage entre la férocité de Cecil Taylor et le groove le plus endiablé.

Myra Melford apparaît sur plus de vingt disques, dont neuf sous son propre nom. Après bien des tournées et des récompenses, après avoir joué avec de très grands musiciens, elle est très reconnue aux Etats-Unis. Comme l’écrit Francis Davis, “Myra Melford is the genuine article, the most gifted pianist/composer to emerge from jazz since Anthony Davis.” Au clavier, elle recrée le blues et le boogie-woogie de son Chicago natal, mêlés à des éléments musicaux d’Europe centrale et d’Inde. Elle les associe dans un style avant-gardiste, sous l’influence de ses maîtres : Don Pullen et Henry Threadgill.
Au début des années 90, Myra Melford a tourné et enregistré avec son trio, avec Lindsey Horner à la basse et Reggie Nicholson à la batterie. Ensuite, elle a dirigé le quintet The Same River, Twice, avec notamment le trompettiste Dave Douglas, pour deux albums en 1996 et “Above Blue” (Arabesque, 1999). En plus de diriger ses formations depuis 15 ans, Myra Melford apparaît aux côtés de musiciens comme Jenny Scheinman, Joseph Jarman, Leroy Jenkins…Elle est aussi assistante professeur d’improvisation et de jazz au département musique de l’université de Californie à Berkeley. Disque 2006 : “The image of your

Albums

The Guest House

Label: Enja/Yellowbird
Distribution en France: Harmonia Mundi
Date de sortie en France: 22 Février 2012

The Guest House, le nouveau CD du Trio M crée autour de la pianiste Myra Melford collaborant avec Mark Dresser et Matt Wilson, porte l’interaction du groupe à un niveau supérieur (DownBeat). La musique n’est pas attachée à une période ou un dialecte (de jazz) particulier. Avec des compositions des trois musiciens, on suit un voyage vif et entrainant, soit chaloupant soit réflectif, avec des interactions musicales de haut niveau pratiquement à tout moment (New York Times). Ce qui fait de ce trio un ensemble unique, c’est la capacité d’intégrer des formules disparates avec une sensibilité organique unique. En s’inspirant librement des traditions du passé qui sont renforcés par une interaction inspirée, les performances excitantes et imprévisibles de Melford, Dresser et Wilson remettent au goût du jour la tradition du trio piano avec une audacieuse inventivité (About Jazz).

Myra Melford - The Guest House

The Whole Tree Gone

Label: FireHouse 12 Records
Distribution en France: Orkhestra International
Date de sortie en France: 19 Janvier 2010

Il y a toujours de la place dans le paysage de la musique improvisée pour un nouvel album de la pianiste Myra Melford. “The Whole Tree Gone”, son premier comme leader depuis plus de trois ans, est une merveille à tous points de vue, notamment le niveau atteint par ses précédents albums. Ambitieux mais abordable, pénétré par une chaleur aérienne et un calme sans repos, il présente une suite de compositions lyriques que Ms Melford a raffinées depuis 2004. Son caractère s’étend du furtif complice (« Moon Bird », inspiré par Miro) au gracieusement effréné (la composition titre) et à l’élégiaque dépouillé (« A Generation comes… »), souvent changeant de forme en milieu d’interprétation. Le groupe Be Bread, intuitif et maîtrisé, cadre chaque structure avec une intégrité pliable, donnant la double impression de souplesse et de solidité. Le groupe est soutenu par deux solistes impressionnants, Cuong Vu à la trompette et Ben Goldberg à la clarinette. Sa section rythmique est composée par le guitariste Brandon Ross, le bassiste Stomu Takeishi, les deux jouant des instruments acoustiques, et le batteur Matt Wilson, qui sont une source intarissable d’effervescence. Le piano de Myra Melford mène de l’intérieur, en éclat ou en finesse, selon les besoins de la musique.
(Nate Shinen, New York Times)

Myra Melford - The Whole Tree Gone

SPARK!

Label: Palmetto Records
Date de sortie en France: 01 Janvier 2007

Myra Melford - SPARK!

Big Picture

Label: Cryptogramophone
Date de sortie en France: 01 Janvier 2007

Trois grands talents du jazz actuel. Pour s’en convaincre, individu par individu : l’album Heart Mountain du duo MELFORD / KALMANOVITCH ou le vote “meilleur espoir“ du magazine Downbeat à l’adresse du batteur MATT WILSON. Quant à MARK DRESSER, il signa avec le récent Unveil (CF 043) l’un de ses disques les plus passionnants. Un trio, en quelque sorte, plus grand que la somme de ses parties.

Myra Melford - Big Picture

The Image of your Body

Label: Cryptogramophone - CG131
Distribution en France: Orkhêstra

Ce premier album de la pianiste new-yorkaise pour Cryptogramophone comprend 10 compositions originales. Celle qui fut l’élève de Don Pullen, Gary Peacock et Henry Threadgill accomplit un parcours sans faute depuis la sortie de son premier album en 1991, « Now & Now » sur Enemy Records.

De l’autre côté de l’Atlantique, quelques spécialistes affirment qu’elle est la pianiste au toucher le plus inventif et original à avoir émergé sur la scène du jazz depuis Anthony Davis. Elle s’est produite aux côtés de Joseph Jarman, Leroy Jenkins, Butch Morris, Marty Ehrlich et Jenny Scheinmann. Son quintette décoiffant, BE BREAD, comprend CUONG VU, qui est le trompettiste de Pat Metheny, et BRANDON ROSS, l’ancien guitariste des Lounge Lizards, Oliver Lake’s Jump Up, Cassandra Wilson, etc.

MYRA MELFORD, piano, harmonium / CUONG VU, trompette, electronics / BRANDON ROSS, guitare, banjo / STOMU TAKEISHI, basse, electronics / ELLIOT HUMBERTO KAVEE, batterie

Myra Melford - The Image of your Body

Alive in the House of Saints

Label: hatOLOGY 2-570
Distribution en France: Harmonia Mundi

Distribution: Harmonia Mundi

On comptera sans doute un jour le nom de Myra Melford dans cette liste de pianistes atypiques qui comprend déjà ceux de Herbie Nichols, Elmo Hope, Horace Tapscott et quelques autres. Non qu’elle entretienne avec ces inclassables un évident rapport de filiation, mais à leur façon, elle cultive sa différence, ces différences, dans le cadre du trio piano-basse-batterie sur des compositions toutes de sa main… Entourée de Reggie Nicholson à la batterie et de Lindsey Horner à la contrebasse, parfaits partenaires pour ses explorations dans les profondeurs du blues et du silence, entre présent et passé, cultivant la mémoire négligée de la musique afro-américaine, la pianiste se lance dans une oeuvre de bâtisseur. Prospectant avec sensualité dans les fondations, elle ramasse les matérieux épars avant d’édifier magistralement de lumineuses cathédrales – admirablement vivante, en effet, dans cette “Maison des Saints” où elle semble touchée par la grâce

(extrait chronique “Choc” JazzMan 02/02, Vincent Bessières)

Myra Melford - Alive in the House of Saints

Concerts